Centre des nouvelles musiques traditionnelles
et des cultures minorisées
 
 
 
Théâtre Le Papyrus, 5 rue de la Cathédrale, 13002 Marseille.    
 
  
Lieu de diffusion (salle de 50 places), de création et d’enseignement, La Ruche permet de donner une place de choix aux créateurs dont l’esthétique ne se satisfait pas du qualificatif commercial de « musiques du monde », et se retrouve mieux dans celui des NOUVELLES MUSIQUES TRADITIONNELLES.

Cet espace est accueilli par la Compagnie Papyrus, au sein du Théâtre Le Papyrus, 5 rue de la Cathédrale dans le quartier du Panier à Marseille. Il a été inauguré en novembre 2007.

S'y dérouleront en 2008 : une programmation régulière comprenant des concerts, des conférences/rencontres, des cartes blanches à des musiciens, une résidence d'artistes en création et en développement, des stages et ateliers de musiques traditionnelles, et des surprises à découvrir au fil de l'année!!
   

 
Les Nouvelles Musiques Traditionnelles ?

« La tradition n’est pas le contraire de la modernité et la modernité n’est pas la négation de la tradition. Ceux qui pensent que traditionnel égal traditionaliste se plantent complément. Une tradition n’existe jamais immuable, elle est réinventée, réapproprié, modifiée au contact de la modernité »
(Claude Patriot : Intervention au colloque La diffusion des musiques du monde-Institut du monde Arabe, juin 1998-Paris).
Pour parler du rap, de l’électro, du rock ou d’autres formes inclassables on parle de musiques actuelles, celles qui sont ancrées dans une évolution permanente.
Les Musiques traditionnelles qui puisent leurs inspirations et richesses dans le patrimoine d’un territoire, d’une culture, d’une langue sont en perpétuelles mutations et ne cessent de s’enrichir des  sonorités qui s’offrent à elles. Ainsi il n’est pas rare de voir une Kora électrifiée donnant des sons psychédéliques à cette harpe millénaire propre à la culture Mandingue. Il est courant de voir la vielle à roue venir accompagnée un slameur clamant ses textes en comorien ou en français, il n’est pas étrange de voir cette même vielle à roue, instrument du centre de la France (datant du Moyen-Age) devenir électroacoustique et donner des sonorités rares . Quant au galoubet-tambourin, il lui arrive d’accompagner le free jazz ou la musique contemporaine. C’est alors qu’il est approprié de parler des nouvelles musiques traditionnelles, celles qui ne répètent pas le registre patrimoniale à l’infini, mais qui le recrée et s’en appuie pour donner naissance à une forme musicale riche, qui ne se laisse pas réduire à une simple définition de genre, ni  même à une étiquetage. Ces esthétiques puisent leur inspiration dans un héritage culturel diversifié mais aussi dans les musiques qui les entourent, proposant ainsi une nouvelle tradition de musiques bien contemporaines.
 
Diakha Sow.
 
 

 

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